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Coronavirus - Covid-19

Infos pratiques pour la patientèle - FAQ COVID-19

Foire Aux Questions (FAQ) pour la patientèle


L'URPS ML répond à vos questions.

Retrouvez deux FAQ : une pour le cabinet  et une pour la patientèle


Vous pouvez adresser vos questions par mail : secretariat@urpsml-na.org

Indiquez dans l'objet : FAQ - Coronavirus


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Le service de veille met tout en œuvre afin de vous apporter des réponses claires et vérifiées à vos questions.

Les FAQ sont régulièrement mises à jour en fonction de l'évolution de l'actualité.


*Dernière mise à jour de cette FAQ le 26 mars 2020 à 18h

Depuis la bascule au stade 3 de l’épidémie du Covid-19, le médecin traitant devient le premier recours dans la prise en charge des patients suspectés ou atteints sans détresse vitale.


Sur les consignes médicales à suivre, vous trouverez un arbre décisionnel produit par l’URPS Médecins Libérauxen cliquant ici

ainsi que la fiche professionnel de santé encliquant ici



Dans le contexte du confinement, mieux vaut privilégier le diagnostic et le suivi de vos patients à distance par téléconsultation. En cas de doute ou d’aggravation, plusieurs possibilités : un avis par télé-expertise, une évaluation clinique par une consultation spécialisée, et si décision d’hospitalisation, appeler le 15.


L’arrêt de travail en ligne peut être établi sans la carte vitale du patient (un motif Covid19 est disponible sur Amelipro).


Pour ceux d’entre vous qui ne sont pas déjà équipés, il est important que vous vous dotiez d’un outil de téléconsultation. L’URPS Médecins Libéraux Nouvelle-Aquitaine met à disposition de tous les médecins de la région, gratuitement jusqu’à fin 2020, la plateforme de téléconsultationwww.monmedecin.org

En l’absence de signes de gravité, pour lesquels il faudrait contacter le 15, les patients doivent prendre contact en priorité avec leur médecin traitant par téléphone et sans se rendre au cabinet.

Il est préconisé aux professionnels de santé d’assurer les consultations sur rendez-vous ou d’organiser des plages horaires dédiées aux patients se présentant sans rendez-vous pour des signes infectieux ou évocateurs Covid19.


Lorsque le patient appelle

Réguler les appels pour réserver des plages dédiées de consultations aux patients consultant pour des signes infectieux ou évocateurs Covid19 à un moment différent des consultations pour d’autres motifs.

Proposer éventuellement aux patients souhaitant consulter pour un suivi de pathologie chronique stable de réaliser une téléconsultation et/ou de se faire renouveler leur traitement par la pharmacie pour 1 mois supplémentaire.

Une téléconsultation par le médecin traitant peut-être proposée au patient. Elle aura pour objectif de préciser les comorbidités du patient, les signes cliniques présentés, les signes de gravité et l’environnement social et aspects psychologiques afin de définir la nécessité d’un recours aux soins (consultation physique en médecine générale, consultation externe spécialisée, transfert en hospitalisation) ou une prise en charge au domicile.


Lorsque le patient est présent

Le patient doit arriver seulement 5 mn avant le RDV et si nécessaire attendre à l’extérieur ou dans son véhicule.


Respect d’une distance de 1 mètre avec la personne d’accueil, si ne peut être mis en place des dispositifs de protection des personnels d’accueil (protection par vitre ou plexiglass de la zone d’accueil).

Lavage des mains avec du savon et de l’eau ou un soluté hydro-alcoolique après chaque passage de patients se présentant à l’accueil avec des signes infectieux ou évocateurs Covid19 et ayant nécessité la manipulation d’objets appartenant au patient (carte vitale, moyen de paiement, documents, etc.).

Donner comme consigne aux patients se présentant en consultation avec des signes infectieux ou évocateurs Covid19 de se laver les mains (eau et savon ou soluté hydro-alcoolique) et de rester dans la zone d’attente dédiée.

Les patients présentant des signes de COVID-19 ne sont plus systématiquement classés et confirmés par test biologique (RT-PCR SARS-CoV-2).


Les situations suivantes doivent faire l’objet de tests systématiques :


  • les personnes présentant des signes de gravité et des symptômes évocateurs du COVID-19,

  • les professionnels de santé présentant des symptômes évocateurs de COVID-19,

  • les personnes fragiles ou à risque présentant des symptômes évocateurs du COVID-19,

  • les trois premières personnes présentant des symptômes évocateurs du COVID-19 dans les structures collectives hébergeant des personnes fragiles, pour prendre des mesures immédiates afin d’éviter une transmission entre les résidents,

  •  les personnes hospitalisées présentant des symptômes évocateurs de COVID-19,
    les donneurs d’organe, tissus ou cellules souches hématopoïétiques



Pour ces populations, il y a plusieurs possibilités de tests :


  • Pour les patients à l’hôpital ou avec signes de gravité, ces tests seront réalisés dans les hôpitaux.

  • Pour les autres patients répondants aux critères de dépistage, il va être possible d’être testé dans les laboratoires en ville, sur prescription médicale. Les prélèvements seront réalisés à domicile. Les patients ne doivent en aucun cas se rendre directement dans les laboratoires de biologie, mais les appeler au préalable afin de savoir si le test y est disponible, et connaitre les modalités de prélèvement.

Les patients atteints de COVID-19, en l’absence de critères d’hospitalisation, sont pris en charge à domicile et y sont isolés de manière stricte. Un arrêt de travail sur libre appréciation médicale leur est prescrit. Toutefois, en cas de forte suspicion de COVID-19, la durée préconisée est de 14 jours.
Le traitement est symptomatique, accompagné de conseils d’hygiène et de surveillance. Les AINS et corticoïdes sont proscrits.

Les modalités du suivi sont décidées sur appréciation médicale :

  • Une auto-surveillance simple des symptômes, sans programmation ultérieure de consultation.

  • Un suivi médical (téléconsultation à privilégier, à défaut physique) entre J6 et J8 pour surveillance.

  • Un suivi renforcé à domicile par IDE pour sujets à risques ne pouvant assumer une autosurveillance.

  • Une HAD pour surveillance renforcée, chez les patients > 70 ans avec risques de complication ou complexité psychosociale).

En cas d’aggravation des symptômes (difficultés respiratoires), les patients doivent contacter le SAMU Centre 15.


Exemple de consignes à donner aux patients pris en charge à domicile.



Pour la population générale

La levée du confinement peut avoir lieu à partir du 8èmejour du début des symptômes ET au moins 48 heures après la disparition de la fièvre ET au moins 48h après la disparition de la dyspnée.

La disparition de la toux ne constitue pas un bon critère dans la mesure où peut persister une toux irritative au-delà de la guérison.

Dans les 7 jours suivant la levée du confinement, il est recommandé d’éviter les contacts rapprochés avec des personnes à risque de forme grave.


Pour les personnes immunodéprimées

La levée du confinement peut avoir lieu à partir du 10ème jour du début des symptômes ET au moins 48h après la disparition de la fièvre ET au moins 48h après la disparition de la dyspnée, AVEC lors Prise en charge des patients Covid-19 en ville (version du 18/03/2020)

Page 8 sur 48 Coronavirus (COVID-19) de la reprise des activités professionnelles, le port d’un masque chirurgical pendant 14 jours suivant la levée du confinement

La délivrance d’arrêts de travail pour le maintien à domicile des personnes fragiles non diagnostiquées dans le cadre de la gestion de l’épidémie relève d’une procédure dérogatoire exceptionnelle.

Pour bénéficier de ces mesures dérogatoires, l’arrêt de travail doit être délivré par le médecin de conseil de l’assurance maladie, et non pas par le médecin traitant.

Les personnes fragiles pourront demander un arrêt de travail via la plateforme« declare.ameli.fr »

La déclaration faite sur ce télé-service ne déclenchera pas une indemnisation automatique. Cette demande sera validée ou pas par le médecin conseil de l’Assurance Maladie.

Le Haut Comité de Santé Publique a établi une liste des personnes à risque de développer une forme grave d’infection à Covid19 :


- Femmes enceintes

- Maladies respiratoires chroniques (asthme, bronchite chronique…) ;

- Insuffisances respiratoires chroniques ;

- Mucoviscidose ;

- Insuffisances cardiaques toutes causes ;

- Maladies des coronaires ;

- Antécédents d’accident vasculaire cérébral ;

- Hypertension artérielle ;

- Insuffisance rénale chronique dialysée ;

- Diabètes de type 1 insulinodépendant et diabète de type 2 ;

- Maladie hépatique chronique avec cirrhose ;

- Obésité avec un indice de masse corporelle (IMC) égal ou supérieur à 40.

- Les personnes avec une immunodépression :

  • pathologies cancéreuses et hématologiques, transplantations d’organe et de cellules souches hématopoïétiques

  • maladies inflammatoires et/ou auto-immunes recevant un traitement immunosuppresseur,

  • personnes infectées par le VIH

Pendant cette épidémie de COVID, les médecins de première ligne seront confrontés à des patients ayant nécessité des traitements psychotropes.


Vous trouverez ci-dessous les différents éléments, les risques et la conduite à tenir si symptomatologie (fièvre, début défaillance respiratoire etc..).


 Psychotrope / médicament
   Risques
Conduite à tenir si symptomatologie (fièvre, début défaillance respiratoire etc..)
Antidépresseurs
Essentiellement allongement de l’espace QT (concerne le ESCITALOPRAM et le CITALOPRAM)
Diminution de la posologie en cas de fièvre
Benzodiazépines
 Effet dépresseur sur le système respiratoire
Relais vers ALPRAZOLAM 0,5 à 1 mg
Lithium
Syndrome cérébelleux irréversible lors d’hyperthermie
Diminution ou arrêt du lithium en cas de fièvre
Antipsychotiques
- augmentation de la réponse inflammatoire, diminution de l’immunité
- effets extrapyramidaux, effet dépresseur respiratoire
- augmentation du risque cardiaque (AMISULPRIDE)
Limiter les associations d’antipsychotiques , diminution des posologies
Gabapentine
Prégabaline
Médicaments anticholinergiques


Si association avec d’autres psychotropes : réévaluation de la balance bénéfice / risque surtout chez la personne âgée
Arret IPP / AINS




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