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Coronavirus - Covid-19

FAQ Covid-19 pour le cabinet

Foire Aux Questions (FAQ) pour le cabinet et pour la patientèle


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Le service de veille met tout en œuvre afin de vous apporter des réponses claires et vérifiées à vos questions.

Les FAQ sont régulièrement mises à jour en fonction de l'évolution de l'actualité.


*Dernière mise à jour de cette FAQ le 10/03/2021

Retrouvez les données actualisées du Covid par département en Nouvelle Aquitaine en cliquant ici

EPI-PHARE a réalisé une analyse quasi-exhaustive des données de la population française, soit plus de 66 millions de personnes, afin d’identifier les maladies chroniques et des facteurs tels que l’âge ou le genre susceptibles de présenter un sur-risque d’hospitalisation ou de décès pour Covid-19. Réalisée à partir des données du SNDS, cette étude de cohorte est l’une des plus vastes jamais réalisée en population générale. Portant sur la première vague de l’épidémie (du 15 février au 15 juin 2020), elle étudie le lien entre 47 maladies chroniques et le risque de développer une forme sévère de la Covid-19. Durant cette période, ce sont un peu plus de 87 800 personnes qui ont été hospitalisées pour cette pathologie, dont 15 660 en sont décédées à l’hôpital.

Les résultats de l’étude confirment que les personnes âgées sont de loin les plus fragiles face à la Covid-19. Les risques d’être hospitalisé ou de décéder des suites de ce virus augmentent de façon exponentielle avec l’âge. Par rapport aux 40-44 ans, le risque d’hospitalisation est doublé chez les 60-64 ans, triplé chez les 70-74 ans, multiplié par 6 chez les 80-84 ans et par 12 chez les 90 ans et plus.

L’association est encore plus marquée pour le risque de décès avec, par rapport aux 40-44 ans, un risque multiplié par 12 chez les 60-64 ans, par 30 chez les 70-74 ans, par 100 chez les 80-84 ans et par presque 300 chez les 90 ans et plus.

L’étude confirme également que les hommes sont plus à risque d’hospitalisation et de décès pour Covid-19 que les femmes, multiplié respectivement par 1,4 et 2,1.

L’ampleur de l’étude, portant sur l’ensemble de la population, a permis d’effectuer une estimation précise des risques que fait courir le virus aux patients ayant des maladies courantes ou moins fréquentes. Elle souligne notamment que la quasi-totalité des affections chroniques est associée à des risques accrus d’hospitalisation et de décès pour Covid-19, à l’exception de la dyslipidémie.

Les patients les plus vulnérables face à ce virus sont ceux souffrant des pathologies suivantes : trisomie 21 (7 fois plus de risque d’hospitalisation et 23 fois plus de risque de décès) ; retard mental (4 fois plus de risque d’hospitalisation et 7 fois plus de risque de décès) ; de mucoviscidose (4 fois plus de risque d’hospitalisation) ; insuffisance rénale chronique terminale sous dialyse (4 fois plus de risque d’hospitalisation et 5 fois plus de risque de décès) ; cancer actif du poumon (3 fois plus de risque d’hospitalisation et 4 fois plus de risque de décès), ainsi que transplantation rénale (5 fois plus de risque d’hospitalisation et 7 fois plus de risque de décès) ; ou transplantation du poumon (3 fois plus de risque d’hospitalisation et 6 fois plus de risque de décès).

Enfin, l’étude montre que le lien entre indice de défavorisation et risque de formes graves de Covid-19 (hospitalisation avec Covid-19 ou décès) est fort chez les personnes de moins de 80 ans, avec un risque de décès multiplié par deux chez les plus défavorisés par rapport aux plus favorisés.

Retrouvez le rapport sur les risques médicaux et socio-économiques d’hospitalisation et de décès pour Covid-19 : Télécharger



Les cabinets pourront rester ouverts pendant les horaires de couvre-feu. La carte professionnelle des professionnels de santé pourra servir de seul justificatif pour les déplacements professionnels.

Retrouvez ici les nouvelles directives de déplacement des professionnels de santé pendant le couvre-feu


Petit Mémo : prise en charge et suivi du patient en médecine de ville

Ce mémo s'adresseaux médecins pratiquant en ambulatoire et souhaitant avoir « sous la main » les principales recommandations de prise en charge de leurs patient COVID en médecine de ville.

Vous pouvez le consulter en ligne, ou les imprimer en recto-verso (« retourné sur les bords courts ») et les plier en trois pour le glisser dans la blouse… pensez à renseigner les noms et numéros de téléphone indiqués sur le volet 1, ils vous seront bien utiles !

Le dépistage de SARS-CoV-2 par RT-PCR est recommandé pour tout professionnel de santé :

- avec des symptômes évocateurs de COVID-19
- identifié comme personne contact d’un cas de COVID-19
- ayant participé à un rassemblement de nombreuses personnes (repas de famille, mariages, festivals, concerts, funérailles, etc.)
- au retour d’une zone à risque : séjour à l’étranger ou à Mayotte ou en Guyane ou dans un autre lieu, y compris en métropole, dans lequel la circulation du virus est élevée (foyer épidémique (cluster) ou incidence anormalement élevée)
- revenant de congés quelle que soit la zone de villégiature, s’il prend en charge des patients fragilisés : immunodéprimés, insuffisants respiratoires, sujets âgés.

Modalités de réalisation du test RT PCR
Le dépistage peut être réalisé dans un laboratoire de biologie médicale habilité, ou dans le laboratoire d’un établissement de santé habilité.


La liste de ces laboratoires est disponible sur https://sante.fr/recherche/trouver/DepistageCovid

 

Les sollicitations de dépistage salivaire sont de plus en plus nombreuses par les médecins généralistes.

Une attention particulière vous est demandée afin que soient respectées les recommandations relatives au dépistage salivaire :

- de la HAS : télécharger

et de

- de la Société française de microbiologie (SFM) : télécharger

Le test RT-PCR nasopharyngé possède aujourd’hui les meilleures performances cliniques. Il reste la référence chez les patients symptomatiques.

Le prélèvement salivaire est indiqué en première intention dans le cadre d’un dépistage itératif ciblé à large échelle sur population fermée (écoles, collèges, lycées, universités ou personnels d’établissement de santé ou d’Ehpad …).

La HAS est favorable aux tests salivaires et à leur remboursement, pour les personnes symptomatiques ou les personnes contact pour lesquelles le prélèvement naso-pharyngé est difficile voire impossible.

Le respect du principe de limitation de regroupement de patients Covid-19 et non Covid-19 nécessite une organisation adaptée pour tout espace de consultations.

 

Cette organisation doit être mise en œuvre par les médecins généralistes et spécialistes.

 

L’organisation des espaces de consultation pour permettre de réduire le risque de diffusion du virus doit pouvoir remplir les critères suivants :

• Mettre à disposition dans la salle d’attente une signalétique informative (affichage) ;

• Mettre à disposition dans la salle d’attente des mouchoirs à usage unique, des poubelles munies de sacs et d’un couvercle, du gel antiseptique ou une solution hydro alcoolique pour le lavage des mains ou un lavabo avec du savon liquide et des serviettes ;

• Bannir de la salle d’attente meubles inutiles, journaux, jouets ;

• Éliminer les déchets issus des malades potentiels.


Prévoir autant que possible des lieux d’attente où les personnes suspectes de Covid-19 puissent être isolées.

Lorsque cela ne s’avère pas possible, faire attendre les personnes suspectes de Covid-19 à distance des autres patients (au moins 1 m).

Le patient doit arriver seulement 5 min avant le RDV et si nécessaire attendre à l’extérieur ou dans son véhicule.


Il est par ailleurs nécessaire :

• D’entretenir les surfaces et de les nettoyer au moins deux fois par jour ;

• De désinfecter les surfaces avec les produits détergents désinfectants habituels selon les indications du fabricant ;

• De porter une attention particulière aux surfaces en contact direct avec le malade (poignées de porte, meubles, chasse d’eau, lavabo, etc.);

• D’aérer largement et régulièrement les locaux.

 

En termes d’organisation des consultations, plusieurs ajustements de l’exercice sont possibles:

• Mise en place de plages horaires spécifiques pour les patients Covid-19 et asymptomatiques, afin de limiter leur regroupement ;

• Limitation des délais d’attente du patient

La prise en charge des indemnités journalières des professions libérales médicales/paramédicales en cas d’arrêt prescrit pour infection à la Covid-19 est maintenue.

Les modalités de prise en charge des personnes vulnérables plus particulièrement exposées à la Covid-19 ont évolué. Seules les personnes qui ne peuvent pas bénéficier des mesures de protection renforcées sur leur lieu de travail, ni télétravailler et qui se trouvent dans l’une des situations médicales suivantes pourront être arrêtées et indemnisées :

1.     être âgé de 65 ans et plus ;

2.     avoir des antécédents cardiovasculaires (ATCD) : hypertension artérielle compliquée (avec complications cardiaques, rénales et vasculo-cérébrales), ATCD d'accident vasculaire cérébral ou de coronaropathie, de chirurgie cardiaque, insuffisance cardiaque stade NYHA III ou IV ;

3.     avoir un diabète non équilibré ou présentant des complications ;

4.     présenter une pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d'une infection virale (broncho pneumopathie obstructive, asthme sévère, fibrose pulmonaire, syndrome d'apnées du sommeil, mucoviscidose notamment) ;

5.     présenter une insuffisance rénale chronique dialysée ;

6.     être atteint de cancer évolutif sous traitement (hors hormonothérapie) ;

7.     présenter une obésité (indice de masse corporelle (IMC) > 30) ;

8.     être atteint d'une immunodépression congénitale ou acquise :

o   médicamenteuse : chimiothérapie anti cancéreuse, traitement immunosuppresseur, biothérapie et/ou corticothérapie à dose immunosuppressive ;

o   infection à VIH non contrôlée ou avec des CD4 < 200/mm3 ;

o   consécutive à une greffe d'organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques ;

o   liée à une hémopathie maligne en cours de traitement ;

9.     être atteint de cirrhose au stade B du score de Child Pugh au moins ;

10.  présenter un syndrome drépanocytaire majeur ou ayant un antécédent de splénectomie ;

11.  être au 3e trimestre de la grossesse ;

12.  être atteint d'une maladie du motoneurone, d'une myasthénie grave, de sclérose en plaques, de la maladie de Parkinson, de paralysie cérébrale, de quadriplégie ou hémiplégie, d'une tumeur maligne primitive cérébrale, d'une maladie cérébelleuse progressive ou d'une maladie rare.

En fonction de ces situations médicales et dans l’impossibilité pour le professionnel de santé libéral de poursuivre son activité sur son lieu de travail ou en télétravail, il peut obtenir un arrêt de travail, par exemple via le téléservice declare.ameli.fr. 

L'indemnisation de l'arrêt de travail des personnes vulnérables se fait sans délai de carence, jusqu'au 31 décembre 2020.

Téléconsultation : comment facturer ?

> Si vous connaissez déjà le patient, vous disposez des données administratives nécessaires à la facturation dans le logiciel.

> Si vous ne le connaissez pas déjà, vous devez lui demander son numéro de sécurité sociale ou NIR (avec la clé) et sa date de naissance afin d’interroger le service en ligne ADRI.

> Si vous ne disposez pas d’ADRI, vous pouvez utiliser Infopatient sur Ameli Pro pour récupérer ces données et les saisir dans votre logiciel.


 Dans ces deux situations, si vous n’êtes pas le médecin traitant du patient, vous devez également indiquer la mention « urgence» dans la feuille de soins pour que le patient ne soit pas pénalisé sur le niveau de remboursement de l’acte de téléconsultation (dérogation au parcours de soins).


Ensuite, toujours dans ces deux situations, vous procédez à la facturation en utilisant le code TCG (pour les médecins généralistes de secteur 1, de secteur 2 adhérant à l’OPTAM ou de secteur 2 non adhérant à l’OPTAM lorsqu’ils respectent les tarifs opposables) ou TC (pour les autres médecins). Les médecins spécialistes ont la possibilité de coter TC+MPC+MCS (mais pas APC).

Vous indiquez dans la feuille de soins exonération de type « soins particuliers exonérés» (exo div, valeur 3).


Selon la version de votre logiciel de facturation SESAM-Vitale agréé ou non télémédecine, la FSE est transmise en mode SESAM sans Vitale ou en mode dégradé


En mode dégradé, il n’est pas nécessaire d’envoyer en parallèle une feuille de soins papier.


Enfin, si vous ne connaissez pas le patient et que vous n’avez pas les moyens de consulter ADRi ou Infopatient, vous envoyez une feuille de soins papier (avec la facturation du code TCG ou TC selon le cas) par voie postale à l’assuré qui aura la charge de l’adresser à son organisme de sécurité sociale pour obtenir un remboursement.Pour information, la facturation TCG est cumulable avec les majorations de week-end et jours fériés mais aussi avec la MCG et MEG.


Retrouvez une synthèse des cotations en téléconsultation ci-dessous :

 


 

Plus d’informationsIci

En raison de la réactivation de l’état d’urgence sanitaire, le gouvernement autorise de nouveau la prise en charge financière des téléconsultations par téléphone, c’est-à-dire sans vidéotransmission.

cette dérogation s'applique uniquement pour les situations suivantes :

-       Patient présentant les symptômes de l’infection ou étant reconnu atteint du covid-19 ;

-       Patient âgé de plus de 70 ans ;

-       Patient reconnu atteint d’une affection grave mentionnée au 3° de l’article L. 160-14 du code de la sécurité sociale ;

-       Patiente enceinte.

Dans le contexte d’épidémie liée au COVID-19, la situation des personnes âgées vivant en EHPAD nécessite l’appui de tous les professionnels de santé qu’ils exercent en établissements de santé ou en ville.

 Des mesures ont été prises – d’ordre organisationnel et tarifaire – afin de faciliter l’intervention en EHPAD des professionnels de santé exerçant en ville, dans le strict respect des mesures barrières.


La fiche ci-jointe vient compléter celle éditée précédemment et précise les modalités d’appui des professionnels de santé de ville aux EHPAD. >cliquez ici

 

Covid-19 - Remboursement du péage pour les professionnels de santé 

VINCI Autoroutes a décidé de réactiver le dispositif de solidarité à l’égard des personnels soignants, leur permettant de bénéficier du remboursement de leurs frais de péage liés à leurs trajets professionnelsgrâce à un formulaire en ligne.

Retrouvez icile communiqué de presse

De nombreuses plateformes ou cellules d’écoute se sont déployées en Nouvelle-Aquitaine.


Certaines plateformes s’adressent à tous, d’autres sont spécifiques aux professionnels de santé pour lesquels la crise sanitaire peut générer des difficultés psychologiques dans leur quotidien professionnel (stress, angoisse, épuisement, isolement, deuil…).


Cellules d’écoute et de soutien par département pour les professionnels de santé


Tests COVID-19 : laboratoires ouverts au public réalisant des prélèvements

Retrouvez sur cette pagede l'ARS les laboratoires et équipes mobiles pouvant réaliser des prélèvements nasopharyngés en vue du diagnostic du Covid-19 en Nouvelle-Aquitaine.

Afin de limiter la propagation de l’épidémie de Covid-19, les personnes présentant des symptômes évocateurs de la Covid-19 sont invitées à s’isoler dès l’apparition des symptômes et à passer rapidement un test de dépistage (RT-PCR ou antigénique).

À partir du 10 janvier 2021, si elles ne peuvent pas télétravailler, elles peuvent demander un arrêt de travail dérogatoire directement sur le site declare.ameli.fr (ou declare.msa.fr pour les travailleurs agricoles).

En se déclarant sur le téléservice, le patient concerné peut bénéficier d’indemnités journalières au titre de cet arrêt de travail de 4 jours maximum, versées sans vérification des conditions d’ouverture de droits et sans délai de carence.

Les médecins prenant en charge ces patients symptomatiques ne doivent plus leur établir d’arrêt de travail au risque sinon que ces patients ne se voient appliquer un délai de carence. Les médecins doivent désormais orienter les personnes qui les consulteraient, avant passage d’un test, vers le téléservice declare.ameli.fr.