La féminisation progresse avec des cohortes de jeunes médecins désormais majoritairement féminines : une tendance conforme aux données nationales (CNOM, Atlas 2024).
1. Quelle spécialité ?
Les femmes sont proportionnellement plus nombreuses en médecine générale (57 % de femmes médecins sont généralistes).
Parmi les spécialités les plus féminisées, on recense :
• Gynécologie médicale : 95,5 %
• Endocrinologie et métabolisme : 87,0 %
• Pédiatrie : 81,1 %
• Dermatologie : 74,8 %
• Gynécologie-obstétrique : 65,2 %
• Rhumatologie : 60,0 %
• Psychiatrie : 50,5 %

A l’inverse les spécialités les moins féminisées sont :
• Chirurgie thoracique : 4,9 %
• Chirurgie orthopédique : 10,3 %
• Chirurgie urologique : 10,6 %
• Chirurgie viscérale : 20,0 %
2. Modes et types d’activité
Type d’activité :
- Libéral exclusif : 74 % chez les femmes
- Mode mixte : 26 %
Ces taux sont similaires chez les hommes.
Modalités d’exercice :
- Les femmes exercent proportionnellement plus souvent en cabinet de groupe que les hommes.
- On retrouve également plus de femmes médecins dans les Centres de santé, que dans les SEL (Société d’Exercice Libéral) et SCP (Société Civile Professionnelle) qui sont davantage masculines.

Au 1er octobre 2025, la Nouvelle-Aquitaine compte environ 13 500 médecins libéraux (installés, remplaçants, étudiants et docteurs juniors) dont plus de 6 400 femmes (47 % contre ≈ 24 % début 1990).
3. Rémunération*
Les écarts de revenus entre les médecins libéraux selon le sexe restent très marqués : une femme médecin perçoit en moyenne 90 000 € par an, contre 148 000 € pour un homme, soit un différentiel de près de 40 %.
Ces écarts s’expliquent en partie par les différences de spécialités exercées, de modes d’exercice (activité mixte, secteur 2), d’ancienneté d’installation et de volume d’activité.
La féminisation plus récente de la profession, combinée à une proportion plus élevée de femmes dans les spécialités les moins rémunératrices, contribue également à cet écart.
Enfin, les contraintes organisationnelles et le temps de travail moyen, souvent plus faibles pour les femmes, expliquent une partie de cette différence.
Karine FONTAINE GAVINO
* Source : DREES • Études et Résultats • décembre 2024 • n° 1322 • Revenu des médecins libéraux