Ils font du bruit (encore)… et ils nous écoutent (vraiment)

Ambient listening, assistants IA, comptes-rendus automatiques : vers une nouvelle ère de la consultation ?  

À Las Vegas, lors du congrès HIMSS, les solutions d’« ambient listening » étaient omniprésentes. Ces assistants intelligents, capables d’écouter, retranscrire et synthétiser une consultation en temps réel, promettent un changement de paradigme : moins de saisie, plus de relation humaine. Leur terrain de jeu ? La consultation médicale. Leur ambition ? Alléger la charge mentale des soignants.

 

En France, la tendance s’accélère. Après des mois de teasing, Doctolib a lancé en octobre 2024 son assistant de consultation. L’outil génère automatiquement des comptes-rendus, tout en laissant le professionnel se concentrer sur l’échange avec son patient. Techniquement, l’efficacité est bluffante. Mais l’accès reste limité : réservé aux utilisateurs du LGC Doctolib… et à condition d’y consacrer un budget conséquent.

L’approche rappelle une célèbre marque à la pomme : pour bénéficier du plein potentiel, mieux vaut être déjà inscrit dans tout l’écosystème.
 
À MedInTechs 2025, Maiia a emboîté le pas : lors de sa conférence (🔗replay ici), la plateforme a annoncé le développement de son propre assistant IA pour consultation, avec un objectif similaire : générer des comptes-rendus structurés, réduire le temps administratif et améliorer l’expérience médecin-patient. Une démonstration technique convaincante, même si là aussi, la question du modèle économique reste entière.
 
Alors, miracle ou mirage ?
 
Ce que ces outils promettent :
• Moins de temps perdu en tâches administratives
• Plus d’attention portée au patient
• Un vrai levier de qualité de vie au travail
• Une meilleure traçabilité des soins
 
Mais…
• Un coût élevé, peu voire pas pris en charge
• Un cloisonnement par logiciel métier
• Une dépendance technologique qui peut inquiéter
 
Heureusement, d’autres alternatives existent, comme Nabla Copilot, une solution utilisable sans changer de logiciel de cabinet. Flexible, légère, mais là encore… payante. À chaque fois, la même interrogation revient : comment financer ces outils ?

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